ALBUM – Le Mons’trouille

Fiche éditeur ici

► Fiche technique

  • Titre : Le Mons’trouille
  • Titre original :  Kowai-don – [ こわいドン ]
  • Auteure et illustratrice : Miho Takeda
  • Traductrice : Fédoua Lamodière
  • Éditeur : Riron-sha (Japon) – nobi nobi! (France)
  • Collection : 1, 2, 3 Soleil
  • Année : 2003 (Japon) – 2013 (France)

► Un petit mot

Qui n’a jamais eu peur des choses bizarres dans la maison ? Une porte toujours entrouverte, un escalier qui craque sans raison, un réfrigérateur qui se met soudain à gronder… Personne ne veut le croire, mais le petit garçon sait bien que la tache sur le mur des toilettes se déplace quand on ne la regarde pas ! Alors la nuit, dans son lit, il s’imagine que tous les objets qui l’effraient fusionnent pour devenir une énorme créature : le Mons’trouille !
Le petit garçon aura-t-il les moyens de contrer les attaques de ce concentré de terreur ?!

[Synopsis nobi nobi!]

Dans Le Mons’trouille, la solitude de l’enfant face à l’étrangeté angoissante de son quotidien est fort bien représentée : ses peurs ne sont pas prises à la légère ! L’auteure lui donne même raison et dédramatise la situation avec douceur et humour.

L’histoire nous est présentée à travers le point de vue du petit garçon. C’est lui qui narre son quotidien sous forme de confession. De cette façon, le lecteur (que cela soit le parent qui lit, l’enfant qui écoute ou le lecteur seul) devient le dépositaire, le gardien du secret du héros et, par là même, quelqu’un de confiance qui va pouvoir se mettre à la place du protagoniste et le comprendre.

« Si ça se trouve… Ils sont tous là, dans ma chambre ?! »

Outre l’aspect comique évident des graphismes, l’humour se retrouve également dans les diverses situations quotidiennes. Qui n’a jamais senti une présence derrière lui, ou entendu un bruit, un craquement alors qu’il n’y avait personne ? Qui ne s’est jamais enroulé totalement sous ses couvertures de peur qu’une main griffue ne le saisisse par les pieds ou par une oreille ? Cet aspect très familier des aventures du héros participe à l’empathie générale, évidemment, mais permet aussi de prendre du recul. Tout en considérant sérieusement le ressenti de l’enfant, l’auteure le banalise et le généralise pour mieux en rire avec tendresse.

Lorsque tous les monstres de la maison fusionnent pour devenir le monstre ultime…

Le récit va crescendo, des petites angoisses du quotidien jusqu’à l’épouvante nocturne. Lorsque vient l’heure du coucher, le petit garçon est totalement seul, livré à lui-même et à ses craintes. Ces dernières finissent par se matérialiser et, lorsque la peur atteint son paroxysme, le mons’trouille apparait ! À ce moment, les couleurs sombres et les onomatopées explosent en occupant tout le champ visuel, illustrant parfaitement l’intensité de la panique qui étreint le héros. Arrivera-t-il à vaincre le mons’trouille ? Et si oui, comment ? Je vous laisse découvrir cet incroyable dénouement qui nous éloigne de toute intention moralisatrice sur le courage et privilégie plutôt l’expression, l’extériorisation du ressenti.

Ainsi, il y a un effet de catharsis dans cette lecture grâce à cette identification avec le héros. Ce livre est comme un médiateur entre les adultes (parents ou non) et les enfants, car si pour les plus jeunes ces peurs sont d’actualité, l’adulte lui aussi peut s’y retrouver, se souvenir d’avoir vécu cette situation. Cela favorise la compréhension et le rapprochement entre les générations.

Miho Takeda s’exprime à travers un trait épais et rond, et fait vivre ses dessins grâce à des couleurs pétillantes, saturées, franches. La lecture est rythmée par la présentation dynamique et l’expressivité des personnages. On peut aussi noter le travail d’adaptation énorme des éditions nobi nobi!, notamment au niveau des onomatopées intégrées au récit. Le résultat est harmonieux et très fidèle à l’original, pour une lecture des plus agréables.

Dans Le Mons’trouille, il est question des peurs enfantines et de la dédramatisation de ces dernières, surtout à l’heure fatidique du coucher. Un thème universel… et pourtant cet album se démarque des autres par sa narration, son humour et son visuel pétillants.

Une très bonne lecture à partager !

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